Flash info

La Société Avicole de Touraine sera présente à la 22ème édition de la Fête des plantes et des poules au Château de la Bourdaisière à Montlouis sur Loire (37) : Exposition d'animaux de basse-cour (environ 150 cages).

Chasse aux oeufs tous les matins.

Expo-vente de 110 exposants : plantes, collection végétales, pépiniéristes, mobilier de jardin décoration, plants de tomates du Château.

Buvette et restauration sur place.

Entrée : 7,50 Euros. Gratuit jusqu'à 10 ans


 

La grippe Aviaire

LA GRIPPE AVIAIRE

1- Définition

L’Influenza aviaire est une maladie des oiseaux due à des virus de la même famille que celle des virus grippaux qui atteignent l’Homme, mais adaptés aux volailles. L’infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle est habituellement silencieuse, les oiseaux infectés ne montrant aucun symptôme ou que des symptômes frustes. Dans ce cas, la souche du virus est dite « faiblement pathogène ».
A l’inverse, certaines souches sont « hautement pathogènes ». Elles provoquent une maladie fortement contagieuse et entraînent une mortalité élevée surtout chez les dindes et les poulets. De manière exceptionnelle, elles peuvent être à l’origine de contaminations humaines.
Depuis 2003 un type particulier de ces virus, le virus H5N1 hautement pathogène, est à l’origine d’une épizootie (épidémie chez l’animal). L’Asie, l’Europe et l’Afrique ont été successivement atteintes. Ce virus, très contagieux chez les oiseaux et les volailles domestiques, n’est dangereux pour l’Homme que dans des circonstances de contacts étroits, prolongés et répétés avec des secrétions respiratoires ou des déjections d’oiseaux infectés, dans des espaces confinés. La transmission du virus aviaire à l’Homme reste un phénomène rare.
 
« Pour en savoir plus »
On appelle couramment influenza aviaire une maladie animale due à une infection par un virus de la famille des Orthomyxoviridae qui comprend trois genres (types A, B, C) ; le virus H5N1 est un sous-type au sein des virus de type A.
 

2- La prévention chez les animaux

Sur le plan animal, les mesures recommandées consistent, dans un premier temps, en une mise en quarantaine des foyers animaux touchés par le virus aviaire. Ensuite, il faut procéder à leur abattage, ainsi que celui des animaux potentiellement exposés au virus.
Afin d’éviter une contamination de ferme à ferme, il est nécessaire d’appliquer rigoureusement des procédures de décontamination du matériel utilisé dans ces fermes (vêtements, voitures...).
Une conférence internationale, sous l’égide de l’OMS, de l’OIE et de la FAO, s’est tenue en juillet 2005 afin de statuer sur les mesures nécessaires pour prévenir la transmission du virus.
Les principales recommandations insistaient sur la nécessité :
  • d’élever les différentes espèces animales séparément, en évitant notamment tout contact entre les volailles et les porcs
  • de mener de larges campagnes de vaccination sur ces animaux dans les zones à haut risque de transmission
  • d’encourager les éleveurs à signaler les cas suspects de grippe aux autorités, en prévoyant un dédommagement adéquat pour le préjudice financier subi en cas d’abattage.
Comment éviter les contacts avec les oiseaux sauvages migrateurs ?
  • Compte tenu de l’évolution de la situation internationale, la Commission européenne, par décision adoptée le 20 octobre 2005, a demandé à tous les Etats membres de prendre des mesures de confinement des volailles ou la mise en oeuvre de mesures à effet équivalent
  • Ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l’extérieur car la distribution d’aliments peut attirer des oiseaux sauvages. La distribution d’aliments à l’intérieur minimise la promiscuité entre oiseaux sauvages et domestiques, et restreint le risque (estimé très faible par l’AFSSA) de passage de virus entre les espèces sauvages et domestiques
  • Eviter d’utiliser de l’eau en provenance de points d’eau à l’air libre et servant au nettoyage et à l’abreuvage des volailles car la survie du virus dans les eaux douces de surface peut être de plusieurs semaines. Les filets de sécurité ne peuvent être considérés comme totalement efficaces car ils peuvent servir de perchoir à la faune sauvage facilitant la retombée de fientes sur les parcours d’oiseaux domestiques.

3- Les traitements pour les animaux Vaccin

Dans le monde des vaccins existent et sont utilisés lorsque le traitement des foyers de maladie par abattage des volailles présentes et la désinfection des installations n’a pas permis de maitriser la circulation virale.
Dans les zones d’enzootie (là où le virus est installé de façon pérenne) on a alors recours à la vaccination. Elle se pratique en élevage, en particulier au Vietnam, en Chine, en Egypte ; elle présente l’inconvénient notable d’exiger un rappel, un mois après la primo-vaccination.
En toute autre circonstance, la vaccination est interdite notamment dans l’Union européenne, avec une exception notable, les collections des parcs zoologiques, pour lesquelles les mesures de biosécurité sont difficiles à mettre en place.

4- Niveau d’alerte actuel

Le niveau de risque épizootique actuel est « Modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain

Il s'agit de l'influenza aviaire H5N8 (différente de la H5N1 de 2005) 
Cette H5N8 n'est pas transmissible à l'homme (contrairement à la H5N1)

 
 

5- Mesures de précaution en vigueur au niveau de risque épizootique modéré
Les mesures suivantes sont actuellement en vigueur :

  • Les principales mesures prévues au niveau de risque modéré d’influenza aviaire sont les suivantes :

    1- Sur l’ensemble du territoire métropolitain : 

    - le renforcement des mesures de biosécurité  (empêcher l’accès de l’alimentation et de l’abreuvement aux oiseaux sauvages, interdiction d’utiliser les eaux de surface pour le nettoyage) et de toutes mesures efficaces afin d’éviter les contacts directs et indirects avec l’avifaune ;

    - une vigilance quotidienne par les détenteurs d’oiseaux des signes cliniques évocateurs de la maladie ;

    - la surveillance des oiseaux sauvages dans certaines conditions.

    La principale mesure qui implique une action de la part des éleveurs amateurs est l’application des mesures de biosécurité.

     

    2-Dans les zones à risque particulier prioritaires (en Indre et Loire, les cinq communes suivantes : Bossay sur Claise, Charnizay, Preuilly sur Claise, Tournon Saint Pierre, Yzeure sur Creuse) :

    - une interdiction des rassemblements d’oiseaux dans ces zones et de tout oiseau provenant de ces zones (des dérogations peuvent être accordées selon les espèces, annexe 6 de l’arrêté ministériel du 24 janvier 2008);

    - des mesures renforcées de protection des élevages : visite sanitaire par un vétérinaire des élevages ou filets de protection pour les animaux ;

    - interdiction de l’usage des appelants pour la chasse au gibier d’eau.